Bologne relance sa “Città 30” malgré les obstacles

Un nouveau plan plus précis et approfondi

pour apaiser la circulation et renforcer la qualité de vie

Bologne ville 30, avant-après.
Images : ville de Bologne, montage RdA

Après l’annulation partielle de la “Città 30” par le Tribunal administratif régional d’Émilie-Romagne début 2026, la Ville de Bologne a rapidement relancé le projet avec une nouvelle base juridique. Le maire Matteo Lepore a confirmé la détermination de la municipalité : « Nous n’abandonnons pas la Città 30 : nous la rendons plus solide et plus efficace ». Cette nouvelle étape marque non seulement une relance, mais aussi un approfondissement de la démarche.

« Nous n’abandonnons pas la Città 30 : nous la rendons plus solide et plus efficace. »
Matteo Lepore, maire de Bologne

Une approche rue par rue qui renforce la solidité du projet

Le nouveau cadre légal italien impose désormais une justification détaillée des limitations de vitesse, avec une analyse rue par rue. Loin d’être un simple obstacle administratif, cette exigence a conduit Bologne à revoir en profondeur son projet. Chaque axe a fait l’objet d’une évaluation spécifique, prenant en compte les usages, la présence d’écoles ou de commerces, la configuration de l’espace public et les besoins de sécurité.

Ce travail fin permet aujourd’hui de proposer un dispositif plus précis et mieux argumenté. La “Città 30” n’est plus seulement une orientation générale, mais un projet structuré dans le détail, capable de répondre aux exigences juridiques tout en restant fidèle à ses objectifs initiaux.

Bologne, ville 30 (Rue de l’Avenir)

De la vision globale à l’analyse rue par rue : ce qui change à Bologne

Dans sa première version, la “Città 30” reposait sur une approche globale : la limitation à 30 km/h était étendue à la quasi-totalité du réseau urbain, avec quelques axes structurants maintenus à 50 km/h. Cette logique, simple et lisible, correspond aux meilleures pratiques européennes, où la règle générale est facilement compréhensible pour l’ensemble des usagers.

Le nouveau cadre imposé par le droit italien modifie sensiblement cette approche. Désormais, chaque rue doit faire l’objet d’une analyse spécifique et d’une justification détaillée. La Ville de Bologne a donc engagé un travail approfondi, examinant rue par rue les caractéristiques des espaces publics, les usages, la fréquentation et les enjeux de sécurité.

Cette évolution a conduit à un projet plus finement calibré. Là où la première version posait un principe clair à l’échelle de la ville, la nouvelle version apporte une lecture plus précise et contextualisée, permettant d’adapter les mesures aux réalités locales.

Surtout, ce travail détaillé a permis d’aller au-delà de la seule question de la vitesse. Il a ouvert la voie à une réflexion plus large sur l’aménagement des rues, la lisibilité des espaces et la cohabitation entre les différents usagers. La “Città 30” version 2 apparaît ainsi non seulement plus solide juridiquement, mais aussi plus aboutie sur le plan urbain.

Une contrainte transformée en opportunité d’approfondissement

Plutôt que de se limiter à une adaptation formelle, la municipalité a saisi cette phase pour enrichir sa réflexion. Le nouveau plan ne se contente pas de redéfinir les vitesses : il s’accompagne d’une vision plus globale de l’espace public. L’analyse fine des rues a permis d’identifier des améliorations possibles, qu’il s’agisse d’aménagements, de lisibilité des espaces ou de cohabitation entre usagers.

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Cette évolution marque un changement d’échelle : la “Città 30” devient un projet encore plus intégré, où la vitesse s’inscrit dans une démarche cohérente de qualité urbaine. En ce sens, la relance du projet apparaît comme une version enrichie, plus aboutie que la précédente.

Bologne, ville 30. Porte du centre-ville, à l’intérieur de la rocade (Rue de l’Avenir)

Une volonté politique affirmée face aux nouvelles contraintes nationales

Le durcissement des règles au niveau national a rendu plus complexe la mise en œuvre des zones 30 en Italie. Malgré cela, Bologne fait le choix d’avancer avec détermination. L’exécutif communal défend une vision claire : adapter la ville aux usages quotidiens, protéger les personnes les plus vulnérables et améliorer la qualité de vie dans les quartiers.

Cette posture est d’autant plus significative que le cadre réglementaire est devenu moins favorable. Elle illustre la capacité des villes à porter des politiques ambitieuses et à innover, même dans un contexte contraint.

Bologne, la rocade à 50 km/h ceinture le centre-ville. Ci-dessus, un jongleur profite du feu rouge pour effectuer son animation.
Une berme centrale arborée dispose d’une psite cyclable (Rue de l’Avenir)

Une référence qui se renforce à l’échelle européenne

La démarche de Bologne s’inscrit dans un mouvement plus large en Europe, où le 30 km/h tend à devenir la norme en milieu urbain. En approfondissant son approche, la ville renforce encore son rôle de référence. Les premiers effets observés avant l’annulation allaient déjà dans le sens d’une amélioration de la sécurité et du cadre de vie, ce qui conforte aujourd’hui la pertinence du projet.

Avec cette version revisitée, Bologne propose désormais un modèle encore plus robuste, susceptible d’inspirer d’autres villes confrontées à des exigences réglementaires similaires.

Conclusion

En intégrant une analyse rue par rue et en approfondissant sa réflexion, Bologne transforme une contrainte en levier d’amélioration. La “Città 30” version 2 apparaît ainsi plus précise, plus cohérente et plus solide. Elle confirme que l’apaisement de la circulation n’est pas un projet fragile, mais une évolution durable des politiques urbaines.


Sources et compléments

Rédigé avec l’aide de ChatGPT