Bâle-Ville accélère : vers un 30 km/h généralisé, y compris sur les axes principaux

Une stratégie ambitieuse, sur dix ans, pour apaiser la circulation et renforcer la qualité de vie

Zones 30 à Bâle-Ville, au bord du Rhin (Rue de l’Aveni)

Après une première décision politique forte en 2022, le canton de Bâle-Ville franchit une nouvelle étape en étendant largement le 30 km/h. Désormais, la mesure ne concerne plus seulement les rues résidentielles, mais s’applique aussi, de manière ciblée et justifiée, à de nombreux axes principaux. Une évolution cohérente avec les recommandations en matière de sécurité et de qualité de vie en milieu urbain.

Vote du Grand Conseil

Le mouvement engagé par Bâle-Ville s’inscrit dans la durée. En 2022 déjà, le Grand Conseil avait validé le principe d’une généralisation du 30 km/h sur la majorité du réseau routier urbain, posant les bases d’une transformation en profondeur de l’espace public.

En 2026, près de 50 kilomètres supplémentaires passent à 30 km/h, portant à terme la proportion de rues concernées à environ 80 % du réseau. Dans dix ans au plus tard, près de quatre rues sur cinq du canton seront concernées. Ce chiffre illustre un changement d’échelle, où le 30 km/h devient la norme et non plus l’exception.

Bâle-Ville, versla ville 30 avec l’extension du 30 km/h
Source. Bâle-Ville

À Bâle-Ville, le 30 km/h devient la règle — et le 50 km/h l’exception, là où il se justifie réellement.

L’un des aspects les plus intéressants de la démarche bâloise est l’intégration progressive des axes principaux. Contrairement à une approche rigide, le canton applique une analyse fine, rue par rue, afin d’identifier les tronçons où la réduction de vitesse est pertinente. Cette méthode permet de concilier fonction de desserte et qualité de vie, en tenant compte des usages réels : présence de commerces, d’écoles, d’arrêts de transports publics ou encore d’espaces piétons.

Le 30 km/h s’impose lorsque la vie locale prime

Cette évolution reflète une approche moderne de la hiérarchisation du réseau. Le 50 km/h reste possible là où la fonction de circulation prédomine clairement, mais le 30 km/h s’impose dès lors que la vie locale, la sécurité et les interactions sociales deviennent prioritaires.

« Avec l’extension du 30 km/h à une grande partie du réseau, nous renforçons la sécurité, réduisons le bruit et améliorons durablement la qualité de vie en ville. »
Canton de Bâle-Ville, communication officielle 2026

Les bénéfices attendus sont multiples. En matière de sécurité, la réduction de la vitesse diminue fortement la gravité des accidents, en particulier pour les piétons et les cyclistes. Sur le plan environnemental, elle contribue à réduire le bruit et à améliorer le cadre de vie. Enfin, elle favorise une meilleure cohabitation entre les différents usagers de l’espace public.

Bâle-Ville rejoint ainsi un groupe croissant de villes européennes qui adoptent une vision systémique du 30 km/h, en phase avec les recommandations du BPA, de l’OMS ou encore des politiques urbaines les plus avancées.

Zones 30 à Bâle-Ville

Conclusion

Avec cette nouvelle étape, Bâle-Ville confirme son rôle de pionnière en Suisse. En étendant le 30 km/h à une large partie de son réseau, y compris sur certains axes structurants, le canton démontre qu’une ville plus apaisée, plus sûre et plus agréable est non seulement possible, mais déjà en marche.

Sources et compléments

Rédigé avec l’aide de ChatGPT