La Région bruxelloise à 30

Un plan ambitieux avec vision zéro et la suppression de 65 000 places de stationnement

Prix européen 2020 pour la planification de la mobilité urbaine durable

Covid-19 : les mesures de la Région bruxelloise

Dès le déconfinement, début mai, le Pentagone – tout le périmètre de la Ville situé à l’intérieur de la Petite Ceinture, 8 km de long – 52 000 habitants et 130 000 emplois pour 4,5 km2 – passera en zone de rencontre.

La ministre bruxelloise Elke Van den Brandt a défini un plan de mobilité pour le déconfinement. Mesure phare : l’aménagement, en urgence, de 40 km de pistes cyclables sur les grands axes.

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La Région Bruxelles Capital a adopté un plan régional de mobilité très ambitieux : ville 30 avec 85 à 90% du réseau à 30 km/h dès le 1er janvier 2021 (aujourd’hui 60%), vision zéro – objectif de zéro tués sur les routes à terme, élimination des véhicules diesel en 2030 et de l’essence en 2035, fort développement de l’écomobilité (transports publics, marche et cyclisme), une zone environnementale étendue et la suppression de 65 000 places de stationnement d’ici 2030.

Le Gouvernement bruxellois a validé définitivement  jeudi 16 avril 2020  l’arrêté qui fixe le régime de vitesse dans l’agglomération bruxelloise à 30km/h à partir du 1er janvier 2021. En pratique, rappelle Bruxelles Mobilité, le 30 Km/h devient la règle de base, le 50 km/h l’exception. Des panneaux 50 Km/h et plus rarement 70km/h indiqueront clairement les axes qui feront exception. Le nouveau régime de vitesse par défaut de 30 km/h s’applique à l’ensemble des usagers, en ce compris les taxis, bus, cyclistes, trottinettes électriques, même sur les bandes bus et les pistes cyclables.

Les tracés en orange sur la carte ci-dessous en cours de  discussion avec les communes.

Environ 90% des voiries urbaines de la Région Bruxelles Capital passeront à 30 km/h

Sans surprise, le plan régional de mobilité a été adopté définitivement par le nouvel exécutif. Baptisé Good Move, ce plan prévoit notamment de favoriser la mobilité active et de diviser le territoire bruxellois en une cinquantaine de quartiers apaisés dans lesquels la circulation serait limitée à 30 km/h.

Même s’ils n’étaient pas à la manœuvre lors de son élaboration, les écologistes n’allaient certainement pas remettre en question un plan qui valide un principe qu’ils prônent depuis des années, à savoir que la limite de 30km/h devienne la norme en ville. Via des contrats locaux de mobilité conclus entre la Région et chacune des 19 communes, des moyens financiers seront octroyés uniquement aux projets qui s’inscrivent dans la stratégie régionale. L’objectif affiché est de concrétiser la zone 30 généralisée d’ici le 1er janvier 2021.

 

Vision zéro

En matière de sécurité routière, l’exécutif régional embrasse désormais la Vision Zéro, qui consiste à définir l’absence totale de blessés et de morts sur les routes comme étant l’unique objectif acceptable. Outre les aménagements adaptés, le renforcement des sanctions en cas d’infractions mettant en danger les usagers faibles est prévu.

Pour les cas les plus graves, la saisie administrative de véhicules est évoquée. Le gouvernement régional continuera d’investir dans du matériel de sécurité comme les radars et lidars et de soutenir le développement de brigades cyclistes affectées spécifiquement à la sécurité routière dans toutes les zones de police qui sont d’ailleurs invitées à pratiquer la tolérance zéro.

La fin des voitures polluantes prévue pour 2035

La volonté de conclure un accord avec les autres Régions pour instaurer une taxation kilométrique intelligente est réaffirmée par le gouvernement bruxellois qui proposera, dans le champ de ses compétences, une réforme globale de la fiscalité automobile visant à améliorer la qualité de vie en ville.

130 000 m2 d’espace public rendus aux Bruxellois

Avec ce plan, le gouvernement bruxellois veut réduire l’utilisation générale de la voiture personnelle de 24% d’ici 2030, diminuer de 34% le trafic de transit, quadrupler l’utilisation du vélo, rendre aux Bruxellois 130 000 m² d’espace public et mettre en place une cinquantaine de quartiers apaisés.

Fluidité et la qualité de vie des Bruxellois sont et restent les deux objectifs centraux du plan. Avec la division de la Région en une cinquantaine de mailles, l’objectif de quartiers apaisés devient très concret. De cette façon, la Région, en collaboration avec les communes, va offrir plus d’espace de rencontre, moins de nuisances dans les quartiers et plus d’espace verts dans la ville. Plus d’oxygène, plus d’espace public, de terrasses, des petits parcs, des places conviviales ou des plaines de jeux.

Good Move consacre aussi le principe STOP, où la priorité va d’abord aux piétons, aux cyclistes puis aux Transports publics et ensuite seulement aux voitures individuelles et le traduit concrètement avec les investissements dans les réseaux piétons, les infrastructures cyclables et les transports publics.

Zone environnementale 

Il est question d’intégrer une plus grande progressivité dans le régime de la taxe de mise en circulation (TMC) en fonction de la performance environnementale des véhicules. Et de revoir le régime de la taxe de circulation (TC) en fonction des objectifs de la zone basse émission(LEZ) en s’appuyant sur son réseau de caméras. Le nouveau régime serait modulé à l’usage afin de limiter les embouteillages aux heures de pointe.

L’exécutif régional poursuivra le développement de la zone basse émission en définissant les nouveaux jalons d’interdiction pour tous les types de véhicules pour la période 2025-2035. C’est un comité stratégique composé d’experts indépendants qui sera chargé d’émettre des recommandations relatives aux restrictions. Mais la volonté affichée du gouvernement est de sortir totalement du diesel au plus tard pour 2030, et de l’essence et du LPG à l’horizon 2035. Des mesures d’accompagnement tenant compte de la situation sociale des ménages seront déterminées. Une refonte de la prime Bruxell’Air viendra en soutien des particuliers durant la transition.

Bruxelles Mobilité aux interrogations du public. Ci-après la première question extraite du site de Bruxelles mobilité.

En termes d’émissions dans l’air, l’optimum pour les moteurs thermiques (essence, diesel) se situe autour de 70 km/h pour la majorité des polluants sur la base de modèles de calculs d’émissions. En théorie, le passage de 50 à 30 km/h entraînerait donc une hausse des émissions.

MAIS en ville, la vitesse moyenne pratiquée tourne davantage autour des 30 km/h, avec de nombreuses accélérations et décélérations. C’est donc plutôt le fait d’essayer d’avoir une conduite souple et économique qui peut influencer favorablement la qualité de l’air.

En outre, la Ville 30 a pour objectif d’apaiser les quartiers d’habitations, pour stimuler les déplacements courts à vélo ou à pied. A moyen terme, ce transfert modal pourrait améliorer globalement la qualité de l’air.

En termes de nuisance sonore, la Ville 30 a un impact positif car le fait de rouler à 30 km/h diminue le bruit du trafic de 2,4 à 4,5 décibels. Acoustiquement, cela équivaut à réduire de moitié la circulation.

Embouteillage?, temps perdu ?, contrôle ?, aménagements ? etc.
Trouvez toutes les réponses sur le site de Bruxelles mobilité

Sources et extraits : RTBF, Bruxelles mobilité, Le Soir,  http://www.lecho.be 

Prix européen 2020 de la mobilité durable

La commission européenne a décerné lundi 18 mai 2020 ses quatre prix européens de la mobilité durable.

La Région de Bruxelles-Capitale, Belgique est la lauréate du 8e Prix pour la planification de la mobilité urbaine durable (SUMP).

Une ville avec 19 maires, la Région de Bruxelles-Capitale a montré importance du travail d’équipe pour changer le visage de la mobilité urbaine. Cette signifie une politique convenue au plus haut niveau après une largeconsultation, participation et communication des citoyens, puis mis en œuvre en fonction du contexte des différents quartiers.
Cet écosystème est devenu un bouquet impressionnant avec des ambitions et des moyens clairs de les atteindre, y compris Vision Zéro, zéro décès d’ici 2030, une limite de vitesse généralisée de 30 km / h d’ici 2021, et connecté à l’infrastructure à l’échelle de la ville qui rend la marche et le vélo sécuritaires et agréable pour tous
Le jury a été particulièrement impressionné par son approche pour atteindre ces objectifs, qui voit la ville comme un «écosystème». Les réalisations de la ville sont soutenues par une forte sensibilisation de toutes parties, une participation citoyenne impressionnante et la mise en œuvre de «superîlots», un concept d’urbanisme innovant.

Documentation

Voir la page « Région bruxelloise – les mesures Covid-19 » dont la mise en zone de rencontre du Pentagone

Lien

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