Angleterre, les villes 30 gagnent du terrain

Contrairement à l’Écosse et au Pays de Galles, qui disposent de leur propre parlement et d’une large autonomie en matière de transports, l’Angleterre dépend directement du gouvernement et du Parlement britanniques à Westminster.

Londres, L’arrondissement (Borough) d’Islington est le premier a avoir généralisé le 30 km/h (20 mph) à Londres y compris sur les axes strucuturants.
Situé dans le nord de Londres, il compte 220 000 habitants avec une densité de 15 000 hab/km2 (Rue de l’Avenir)

Cette différence institutionnelle explique en partie les difficultés rencontrées pour généraliser le 20 mph (32 km/h), l’équivalent britannique du 30 km/h. Si les collectivités locales peuvent depuis longtemps abaisser les limitations de vitesse, le gouvernement conservateur avait cherché à freiner leur généralisation, notamment en 2024.

L’arrivée des travaillistes au pouvoir en 2024 marque un changement d’orientation. Le gouvernement entend renforcer les compétences des autorités locales en matière de transports et leur laisse davantage de latitude pour développer les limitations à 20 mph. Il ne prévoit toutefois pas de généralisation à l’échelle de l’Angleterre, contrairement au Pays de Galles.

Plusieurs villes anglaises n’ont pas attendu cette évolution pour agir. Bristol, Birmingham et de nombreuses autres collectivités ont engagé des programmes de modération de la circulation, contribuant à faire du 20 mph un élément important des politiques de sécurité routière et d’amélioration de la qualité de vie.

Quelques précisions utiles

Londres, arrondissement (borough) londonien de Tower & Hamlet à 30 km/h (20 mph) (Rue de l’Avenir)

1. Un véritable changement d’attitude du gouvernement

En mars 2024, le gouvernement conservateur avait modifié ses directives pour décourager les limitations généralisées à 20 mph, en privilégiant des interventions ciblées.

En mars 2026, le gouvernement travailliste a confirmé une position différente : les collectivités locales sont les mieux placées pour déterminer où appliquer le 20 mph et bénéficient du soutien du gouvernement lorsqu’elles prennent ces décisions après consultation.

Cette déclaration officielle est particulièrement intéressante pour Rue de l’Avenir :

⁠Réponse du gouvernement britannique au Parlement – 10 mars 2026

2. Une décentralisation renforcée

La réforme anglaise de la décentralisation, engagée en 2024 et concrétisée par une loi de 2026, renforce les compétences des autorités territoriales, notamment en matière de transports et d’infrastructures.

Il faut toutefois distinguer cette réforme générale du pouvoir de fixer les limitations de vitesse, dont les collectivités disposaient déjà.

⁠English Devolution and Community Empowerment Act 2026 – Gouvernement britannique

3. Une différence fondamentale avec le Pays de Galles

Le Pays de Galles a fait du 20 mph la limitation par défaut sur une grande partie de son réseau urbain en septembre 2023.

En Angleterre, le gouvernement travailliste privilégie toujours une approche décentralisée : les collectivités décident, mais il n’existe pas de volonté gouvernementale d’imposer le 20 mph à toutes les agglomérations.

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Birmingham veut devenir uneville 30