Comment intégrer les enfants

Dans plusieurs villes suisses la tendance est densifié, parfois fortement, les quartiers d’habitation. Comment dès lors intégrer les enfants et le besoin en place de jeux et de détente. L’étude – en anglais – de Natalia Grysak tente d’y répondre.

On pourrait penser au premier abord, que le sujet ne concerne que marginalement la Suisse, pourtant si l’on regarde les projets de logements sur l’ancienne caserne des Vernets en Ville de Genève out le futur quartier des Cherpines à Confignon (GE) on se dit que oui, on aura aussi en Suisse des quartiers extrêmement denses.  La densité de la ville de Genève est 12 000 habitants au km2, 7000 hab/km2 à Bâle et 3209 à Lausanne..

Traduction et extrait du résumé

(…) Beaucoup d’entre nous ont encore l’impression que les familles avec enfants n’appartiennent pas aux quartiers à haute densité et ne souhaitent pas en faire partie. Cette supposition s’accompagne d’une négligence dans la prise en compte des besoins de ce groupe d’utilisateurs. Au mieux, cette négligence empêche un plus grand nombre de familles de choisir de vivre dans des environnements compacts et, au pire, nous ratons l’occasion d’offrir aux enfants une enfance riche et les meilleurs résultats possibles en matière de développement pour leur avenir.

Cette étude, financée par la bourse Churchill, s’est concentrée

  • sur les villes verticales telles que Tokyo, Hong Kong et Singapour, où les familles vivant dans des quartiers à forte densité sont la norme,
  • ainsi que sur Vancouver, Toronto et Rotterdam, où les conseils municipaux travaillent activement à la création d’environnements urbains plus adaptés aux enfants.

Des études de cas ont été présentées comme des exemples de la manière dont nous pouvons améliorer la qualité de vie des enfants et de leurs familles.

  • Par exemple, à Anvers, le conseil municipal travaille avec les enfants à la création de réseaux d’espaces de jeu en ligne pour accroître le jeu en plein air et la mobilité active (étude de cas n° 22).
  • À Tokyo, la ville a reconnu la nécessité d’une « arrière-cour urbaine » qui offre aux enfants vivant dans des quartiers à forte densité la possibilité de construire une tanière, de grimper à un arbre et d’entrer en contact avec la nature (étude de cas n° 5).
  • Singapour, quant à elle, met en place des espaces de jeu de trois générations qui intègrent les besoins des résidents plus âgés aux besoins des enfants (étude de cas n° 8).

Outre les exemples de construction, ce rapport examine également comment la politique de planification peut répondre aux besoins des familles avec enfants. Des villes comme Londres ont mis en place des exigences minimales en matière d’espaces de jeu pour les nouveaux développements à plus forte densité et Toronto et Vancouver ont établi des lignes directrices de planification complètes qui tiennent compte des besoins des enfants dans la politique de planification (voir page 102) (…)

Si nous voulons sérieusement veiller à ce que les quartiers à forte densité soient ouverts aux familles avec enfants et à ce que les enfants bénéficient des meilleurs environnements possibles pour un développement sain et heureux, leurs besoins doivent être pris en compte de manière significative dans la conception de nos villes.