Ouf, nous avons réussi! Grâce à la mobilisation de l’ATE et d’autres organisations, le Conseil fédéral renonce à restreindre fortement le 30 km/h sur les routes principales en localité.
Avec l’ordonnance sur le 30 km/h adoptée le 12 août 2026, le Conseil fédéral renonce à privilégier les revêtements phonoabsorbants par rapport au 30 km/h.
Pour l’ATE Association transports et environnement, cette décision est positive pour la sécurité routière et la protection de la santé. Les villes et les communes pourront ainsi continuer à miser sur le 30 km/h plutôt que de devoir commencer par poser de coûteux revêtements dont l’efficacité contre le bruit diminue rapidement et qui ne résolvent aucun problème de sécurité.
L’ordonnance reste néanmoins problématique. Les nouvelles règles compliquent l’instauration du 30 km/h par les villes et les communes sur les routes dangereuses ou fortement exposées aux nuisances, alors même que cette mesure a fait ses preuves en matière de sécurité et de protection contre le bruit dans les localités. «Le ministre des transports Albert Rösti maintient son diktat fédéral et des obstacles inutiles», déclare David Raedler, coprésident de l’ATE Suisse. «Il restreint ainsi inutilement la marge de manœuvre des cantons et des communes et accepte une hausse du nombre d’accidents.»

La traversée du village de Bellevue (GE) a été requalifiée afin d’apaiser la circulation et d’améliorer le cadre de vie. La vitesse a été réduite à 30 km/h sur cet axe principal. (Rue de l’Avenir)
Les villes et les communes sont mises sous tutelle et en supportent les coûts
Aujourd’hui, le 30 km/h est appliqué avec succès pour réduire simultanément le bruit, améliorer la sécurité et la fluidité du trafic ainsi que la qualité de vie de la population riveraine. L’ordonnance adoptée aujourd’hui empiète donc fortement sur cette marge de manœuvre.
Les communes et les villes connaissent les endroits critiques et sont les mieux placées pour déterminer où le 30 km/h protège efficacement la population. Elles assument la responsabilité de garantir la sécurité – par exemple sur le chemin de l’école – et de rendre les centres urbains et villageois attractifs, et prennent leurs décisions de manière réfléchie et proportionnée. Des prescriptions supplémentaires imposées depuis Berne compliquent inutilement la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités locales.
Source :
- communiqué de l’ATE Suisse du 12 août 2026
- photo : ATE Suisse
