La marche est le premier mode de déplacement pour les habitantes et habitants de Genève. Selon des chiffres relayés par la presse, environ 39 % des déplacements dans le canton et plus de 50 % des déplacements en Ville de Genève se font à pied.

Marcher ne coûte rien, améliore la santé et crée du lien social ; l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle d’ailleurs qu’une marche d’approximativement 30 minutes à intensité modérée cinq jours par semaine améliore la condition physique et la santé.

Bruxelles, les Grand-Boulevards, ont été fermés à la circulation motorisée dès 2017 avec des aménagements provisoires (photo ci-dessus).
Le nombre de piétons a fortement augmenté, 35 000 piétons par jour sur le « piétonnier »du centre-ville et 20 000 piétons/jour sur les Grands-Boulevards réaménagés avec plantation, bancs et terrasses. Voir nos albums de photos 1) le « piétonnier » avec des aménagements provisoires en 2017 b) les Grands-Boulevard aujourd’hui. (Rue de l’Avenir)

Malgré ces avantages, le réseau piéton genevois demeure parfois discontinu ou peu sécurisé, et une part importante de la voirie est encore occupée par les transports motorisés.

C’est dans ce contexte qu’a été lancée l’initiative populaire cantonale n° 192, dite « Initiative piétonne : pour un canton qui marche ».

Initiative 192 « Pour un canton qui marche »

Le 28 septembre 2025, les citoyennes et citoyens du canton de Genève voteront sur cette initiative. Celle-ci vise à donner un cadre légal fort à la mobilité piétonne en modifiant plusieurs lois cantonales. Rue de l’Avenir rappelle ci‑dessous les principales mesures proposées :

  1. Un maillage d’aménagements piétonniers continus et accessibles – L’initiative prévoit des aménagements permettant de se déplacer de façon continue, directe, confortable et sécurisée à l’intérieur et entre les quartiers et les communes. Ces cheminements doivent faciliter l’accès aux transports publics, aux services et aux commerces, assurer l’interconnexion avec les autres modes de transport, garantir l’accessibilité universelle et favoriser le développement de voies vertes.

  2. Des pôles d’échange piétonnisés – Les gares, centralités et interfaces de transports publics doivent offrir des transbordements de qualité et sécurisés. Un concept d’accessibilité piétonne dans un périmètre de 500 m autour de ces pôles est prévu.

  3. Des axes forts piétons (magistrales piétonnes) – Le texte demande l’identification et le développement d’axes forts piétons pour répondre et stimuler la demande entre les quartiers et entre les quartiers et les localités.

  4. Des zones piétonnes et des zones 30 – Les zones piétonnes ou à priorité piétonne et la création de zones 30 sont privilégiées, selon les conditions du droit fédéral.

  5. Accès piéton sécurisé dans et entre les localités – L’initiative garantit une accessibilité piétonne continue, directe, confortable et sécurisée à l’intérieur et entre les localités.

  6. Signalétique spécifique – Elle demande l’instauration d’une signalétique cyclable et piétonne dédiée.

  7. Coordination avec le réseau cyclable – Le réseau cyclable et le réseau piéton doivent être réalisés de manière complémentaire afin que l’un ne prétérite pas l’autre.

  8. Financement assuré – Le financement des infrastructures doit être assuré par les autorités cantonales et municipales. L’État allouerait au moins 40 millions de francs par an, dont au moins la moitié pour la réalisation du réseau piéton.

L’avenue de la Gare de Martigny qui relie la place Centrale et la Gare a été mise à 30 km/h et réhabilitée avec un mail piéton, des plantations, des bancs et des terrasses. Ce nouvel espace piéton permet de rejoindre facilement et agréablement à pied la gare depuis le centre de Martigny. (Rue de l’Avenir)

Pourquoi cette initiative ?

Pour ses promotrices et promoteurs, l’initiative entend corriger une inégalité dans la répartition de l’espace public. Elle vise à offrir un réseau piéton continu et de qualité, à rendre les échanges plus sûrs autour des gares et des centralités et à mieux connecter les quartiers et les localités. La presse note que la marche représente déjà près de 40 % des déplacements et qu’elle contribue à réduire les bouchons et la pollution. En améliorant l’accessibilité piétonne, l’initiative espère aussi stimuler le commerce local,

Lire notre dossier commerces et mobilité douce font bon ménage

favoriser les liens sociaux et renforcer la qualité de vie en améliorant l’accessibilité piétonne, cette initiative vise à stimuler le commerce local (voir notre dossier sur l’harmonie entre commerces et mobilité douce), à favoriser les liens sociaux et à renforcer la qualité de vie, tout en respectant les personnes à mobilité réduite grâce à l’accessibilité universelle.

Selon l’OMS, la marche améliore la santé physique et mentale en contribuant à réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et de certains cancers. Elle renforce le bien-être mental en diminuant le stress et l’anxiété, tout en améliorant l’humeur grâce à la libération d’endorphines.
L’OMS recommande au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, ce qui peut se traduire par environ 30 minutes de marche par jour. 

Une votation cantonale

Le texte soumis au vote est une initiative législative qui modifie la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée, la loi sur la mobilité douce et la loi sur les routes. Elle sera opposée à un contre‑projet du Grand Conseil, et une question subsidiaire permettra de départager les deux en cas d’acceptation.

Rue de l’Avenir encourage les Genevoises et Genevois à s’informer et à participer à cette votation du 28 septembre 2025. Pour en savoir plus, la brochure explicative officielle de la chancellerie et les reportages des médias locaux présentent les arguments des uns et des autres.

Ville de Berne, la zone de rencontre à la demande, à accès restreint du Marzili, au pied du Palais fédéral, a été étendue à l’échelle du quartier à la demande des habitants. C’est également l’axe piétonnier pour se rendre à la piscine municipale depuis le funiculaire du Marzili qui relie le quartier au centre-ville. À relever, les aménagements légers et peu coûteux. Le coût d’une zone de rencontre étendue bernoise est généralement de Fr 150 000  à Fr 300 000, elles sont réalisées en concertation avec le groupe d’habitants local. La zone de rencontre est bordée par une collectrice de quartier à 30 km/h.(Rue de l’Avenir)

Synthèse de l’initiative 192 et des arguments réalisée avec l’aide de Chat GPT


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