Ce que les citoyens européens peuvent faire

Une collaboration entre la Commission européenne et l’Agence internationale de l’énergie pour sensibiliser les citoyens européens aux avantages des économies d’énergie et à l’importance de placer l’efficacité énergétique au cœur de la planification et des investissements.

Mobilité douce à Genève (Photo Rue de l’Avenir)

Avec de petits gestes, vous pouvez faire une grande différence

En suivant toutes ces recommandations, un ménage type de l’Union européenne pourrait réduire, en moyenne, sa facture énergétique de plus de 450 euros par an1. Si tous les citoyens de l’UE suivaient les recommandations ci-dessous chez eux et sur leur lieu de travail, cela permettrait d’économiser 220 millions de barils de pétrole par an, ce qui suffit à remplir 120 supertankers, et environ 17 milliards de mètres cubes de gaz, ce qui suffit à chauffer près de 20 millions de foyers. Les citoyens ont le pouvoir de réduire immédiatement leur consommation d’énergie et de diminuer leurs factures de carburant. Mais ce sont les autorités gouvernementales – du niveau national au niveau régional, municipal et local – qui sont en définitive les mieux placées pour encourager les actions d’économie d’énergie.

Infographie des propositions de l’AIE

1. Baissez votre chauffage et utilisez moins la climatisation

La température moyenne de chauffage dans les foyers de l’Union européenne est supérieure à 22 °C, mais beaucoup pourraient s’accommoder d’une température de 19 °C ou 20 °C. En baissant le thermostat de votre maison de seulement 1 °C, vous économiserez environ 7 % de l’énergie que vous utilisez pour le chauffage. Pour chaque degré que vous baissez le chauffage en moyenne, vous pourriez réduire de plus de 70 euros votre facture énergétique annuelle. Si vous vivez dans un immeuble doté d’un système de chauffage centralisé, vous pouvez travailler avec vos voisins et les gestionnaires de l’immeuble pour étudier la possibilité de baisser la température de la chaudière commune.
En réglant votre climatiseur à 1 °C de plus, vous pourriez réduire la quantité d’électricité utilisée de près de 10 % et économiser 20 euros par an. Vous pouvez également réduire la température du chauffage et de la climatisation lorsque les pièces ne sont pas utilisées ou ajuster la température en fonction du type de pièce (vous n’avez pas besoin d’avoir la même température dans votre chambre et votre salle de bains, par exemple).
Le réglage du thermostat ne fait pas seulement une différence dans les maisons mais dans tous les types de bâtiments – les entreprises et les institutions publiques devraient également envisager d’appliquer cette mesure dans les bureaux.

2. Réglez la température de votre chaudière

Dans de nombreux foyers et lieux de travail, les paramètres par défaut des chaudières peuvent souvent être ajustés pour augmenter le rendement et économiser jusqu’à 8 % de l’énergie utilisée pour chauffer les pièces et l’eau si vous avez une chaudière à condensation. En réglant correctement votre chaudière, vous pouvez économiser environ 100 euros chaque année. Si vous ne savez pas comment faire, consultez le manuel de votre chaudière ou demandez conseil lors de l’entretien annuel de votre chaudière.

3. Travailler à domicile

Les déplacements domicile-travail représentent environ un quart du pétrole utilisé par les voitures dans l’Union européenne, et le trajet moyen aller simple en voiture est d’environ 15 kilomètres. Pourtant, plus d’un tiers des emplois dans l’Union européenne pourraient être exercés à domicile. Le télétravail devrait être encouragé par les employeurs : chaque fois que vous travaillez à domicile, vous économisez de l’argent et évitez de brûler du carburant. Si votre emploi le permet, travailler à domicile trois jours par semaine pourrait réduire votre facture de carburant domestique d’environ 35 euros par mois, même en tenant compte de l’augmentation de la consommation d’énergie à la maison.

4. Utilisez votre voiture de manière plus économique

L’ATE publie chaque année le Michelin des voitures les moins polluantes

La plupart des déplacements en voiture dans l’Union européenne sont effectués par un seul occupant. Le covoiturage avec des voisins, des amis ou des collègues permet d’économiser du carburant et de l’argent. En réglant la climatisation de votre voiture à une température supérieure de 3 °C, vous améliorerez aussi immédiatement la consommation de carburant de votre véhicule. Ces actions combinées pourraient permettre à votre ménage d’économiser environ 100 euros par an.

5. Réduisez votre vitesse sur les autoroutes

Rouler trop vite est inefficace pour le moteur de la voiture et gaspille du carburant. Dans l’Union européenne, une voiture moyenne parcourt environ 13 000 kilomètres par an. En réduisant votre vitesse de croisière moyenne sur les autoroutes de 10 kilomètres par heure, vous pourriez réduire votre facture de carburant domestique d’environ 60 euros par an.

6. Laisser sa voiture à la maison le dimanche dans les grandes villes

« Dimanche sans voiture » devient « Ma rue respire » chaque 1er dimanche de chaque mois

Les villes devraient promouvoir les dimanches sans voiture et les organiser souvent. Les dimanches sans voiture sont déjà une pratique régulière dans de nombreux pays et villes. Bruxelles, Édimbourg, Milan et Paris les ont tous utilisés pour promouvoir la santé publique, les espaces communautaires et les événements culturels. Plus de 3 000 villes se sont inscrites à la Semaine européenne de la mobilité en 2021, qui comprenait un engagement en faveur d’une journée sans voiture. Si vous vivez dans une grande ville, laisser votre voiture chez vous chaque dimanche pourrait permettre à votre ménage d’économiser 100 euros par an.

7. Faites les petits trajets à pied ou à vélo plutôt qu’en voiture

Centre-ville de Dublin en juin 2016 L’Irlande a élaboré un programme complet d’investissement de mobilité douce qui devrait recevoir 20 % du budget annuel des transports. (Photo Rue de l’Avenir)

Laisser sa voiture à la maison pour les petits trajets, surtout s’il s’agit d’une grosse voiture, permet d’économiser une quantité importante de carburant. En moyenne, environ un tiers des trajets en voiture dans l’Union européenne font moins de 3 kilomètres. En utilisant d’autres moyens de transport, vous contribuez à réduire la pollution atmosphérique et les embouteillages dans votre région et vous améliorez potentiellement votre santé. Et vous pouvez économiser de l’argent – plus de 55 euros par ménage chaque année.

8. Utilisez les transports publics

Si vous pouvez vous rendre au travail en utilisant les transports publics plutôt que votre voiture, cela vaut la peine de le faire pour réduire la consommation de pétrole. La capacité disponible dans les transports publics pendant les périodes de pointe varie en fonction du système, du pays et de la ville. Cependant, il existe généralement une capacité de réserve en dehors des périodes de pointe qui peut être utilisée pour « étaler » le pic si les employeurs autorisent des horaires de travail flexibles. Les autorités publiques peuvent jouer un rôle important en proposant des incitations temporaires pour réduire les tarifs des bus publics, des systèmes de métro et des trains légers.

9. Sautez l’avion, prenez le train

Dessin d’Herrmann dans la TdG

Pour les distances inférieures à 1 000 km, les trains à grande vitesse constituent un substitut de qualité à l’avion. Envisagez de prendre le train plutôt que l’avion chaque fois que cela est possible et abordable. Les employeurs devraient encourager les voyages en train au lieu des vols court-courriers pour les déplacements professionnels des employés ou promouvoir les réunions virtuelles au lieu des voyages. Les trains de nuit sont une option pour parcourir des distances encore plus longues et présentent l’avantage de répartir le trafic à différents moments de la journée. Sur la base des infrastructures ferroviaires à grande vitesse existantes, un peu moins de 5 % des voyages en avion dans l’Union européenne pourraient être effectués en train à la place, qu’il s’agisse de voyages d’agrément ou d’affaires.

Vous pouvez faire plus

Il existe de nombreuses façons d’améliorer votre maison pour la rendre plus efficace et moins dépendante des combustibles fossiles. Dans toute l’Union européenne, un nombre croissant d’organisations offrent des conseils énergétiques aux ménages dans le cadre de programmes nationaux ou d’initiatives locales. Prenez contact avec ces services pour recevoir des conseils sur les actions à faible coût et les investissements à long terme afin d’économiser plus d’énergie, plus d’argent et de réduire votre empreinte carbone.
L’installation de régulateurs de pointe et de thermostats numériques peut vous permettre d’économiser jusqu’à 15 % de votre consommation d’énergie, de contrôler plus facilement votre confort de chauffage et de climatisation, de vous assurer que vous utilisez l’électricité la plus propre et de réguler votre consommation d’électricité pour bénéficier des prix les plus bas.
Vérifiez si le gouvernement ou l’autorité locale offre un soutien financier pour l’installation de panneaux solaires et/ou pour améliorer l’isolation de la maison – ces actions peuvent être rentabilisées par des économies d’énergie durables. Des mesures plus simples d’amélioration de l’habitat, comme le calfeutrage et l’isolation du toit, des combles ou des greniers, peuvent apporter des avantages significatifs très rapidement et avec peu d’inconvénients. Des mesures telles que l’isolation des murs ou des fenêtres efficaces peuvent nécessiter un investissement plus important, mais elles seront rentabilisées par des économies à long terme.

Sources et compléments :

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La Commission européenne soutient la démarche de l’AEI

Le Conseil européen pour la sécurité des transports (ETSC) a salué les nouvelles recommandations de la Commission européenne aux autorités locales, régionales et nationales pour réduire la vitesse sur les autoroutes et dans les zones urbaines.

Limitation de la vitesse sur les autoroutes en Europe. Seules la Norvège (80 km/h) et les Pays-Bas (100 km/h) répondent déjà cette demande de l’AIE et d ela Commission européenne

Cette annonce fait partie d’un vaste ensemble de mesures d’économie d’énergie visant à réduire la dépendance au pétrole et au gaz russes et à soutenir les politiques européennes existantes en matière de changement climatique. L’ETSC affirme que des vitesses plus faibles réduisent toujours le risque de collisions, ainsi que leur gravité.

Ellen Townsend, directrice politique de l’ETSC, a déclaré :
 » Ralentir sur nos routes aidera l’Europe à se passer du pétrole russe, à sauver des vies et à réduire la pollution nocive ; nous accueillons chaleureusement ces recommandations. Mais maintenant, c’est à davantage de gouvernements, de régions et de villes d’agir rapidement.  »

L’ETSC, ainsi que d’autres organisations, ont écrit aux commissaires européens responsables de l’action climatique, de l’énergie, de l’environnement et des transports le mois dernier, demandant des recommandations sur l’abaissement des limites de vitesse comme moyen de lutter contre la dépendance au pétrole russe, ainsi que contre les émissions et les décès sur les routes.

Les Pays-Bas en avance

Il existe plusieurs précédents d’action sur la vitesse dans l’UE. Il y a deux ans, les Pays-Bas ont abaissé la limite de vitesse sur les autoroutes à 100 km/h pendant la journée afin de réduire les émissions polluantes. Une voiture roulant à 120 km/h consomme environ 20 % de carburant en plus qu’à 100 km/h.

La réduction des limites de vitesse sur les autoroutes peut être complétée par une réduction des vitesses sur les routes rurales et urbaines pour obtenir des avantages similaires. Lorsque la Suède a reclassé les limitations de vitesse sur son réseau routier rural pour répondre à des objectifs de sécurité, d’environnement et autres, l’administration suédoise des transports a estimé que le respect total de ces limitations permettrait de sauver environ 150 vies par an et de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 700 000 tonnes (soit l’équivalent des émissions de 240 000 voitures particulières).

Bruxelles et Paris ont récemment réduit la limite de vitesse en milieu urbain à 30 km/h. Une analyse effectuée par la région de Bruxelles a montré que les émissions toxiques, le bruit et les accidents ont tous diminué depuis l’introduction de la limite inférieure, et que la durée des trajets n’a pratiquement pas été affectée. Des recherches, menées au Royaume-Uni, ont montré que ces vitesses plus basses atténuent l’accélération supplémentaire nécessaire à la conduite en mode stop/start et peuvent réduire les émissions de CO2, et donc la consommation de carburant, de 25 % sur des voitures types.

La sécurité reste une justification convaincante de la réduction de la vitesse. Elle est un facteur contribuant à la plupart des accidents ; réduire les vitesses moyennes dans l’UE de seulement 1 % pourrait sauver 2100 vies par an.

La Commission recommande également des mesures d’incitation à la marche, au vélo et à l’utilisation des transports publics, notamment des investissements dans les infrastructures cyclables.

Source ; ETSC
L’ETSC est une organisation indépendante à but non lucratif basée à Bruxelles qui se consacre à la réduction du nombre de morts et de blessés dans les transports en Europe. https://etsc.eu/about-us/
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