La Ville de Genève demande le 30 km/h généralisé2021-04-25T12:50:59+02:00

La Ville de Genève demande le 30 km/h généralisé

Alors que le principe du 30 km/h généralisé se répand en Europe et dans le monde avec le vote récent de l’Assemblée général des Nations-UNies, la Ville de Genève lancé lance le débat en Suisse.

Communiqué de presse de la Ville de Genève du 19 novembre 2020

Stratégie pour la réduction du bruit routier

Dans l’application de sa stratégie de lutte contre le bruit, la Ville de Genève souhaite introduire une limite générale de vitesse à 30 km/h sur l’ensemble du territoire municipal, conformément à l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB).

 

En complément aux actions déjà menées telles que la création de zones de rencontres limitées à 20 km/h et 30 km/h et la pose de revêtements phono-absorbant, la Ville de Genève a la volonté de continuer d’agir pour réduire le bruit routier, la pollution et améliorer le cadre de vie des habitant-e-s, en introduisant une limitation générale de vitesse à 30km/h sur l’ensemble du territoire municipal, de jour comme de nuit. Le Conseil administratif va solliciter le Conseil d’Etat afin que l’Office cantonal des transports prenne les mesures nécessaires à la mise en oeuvre de ces limitations.

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Pour Frédérique Perler, magistrate en charge du Département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité, cette mesure serait bénéfique pour plusieurs raisons, notamment en ce qui concerne la pollution sonore. Mais pas uniquement. « C’est aussi une question de sécurité, de mobilité douce, de réappropriation des rues par ses habitants et de pollution de l’air », détaille-t-elle à la RTS. A la question de la fluidité du trafic, Frédérique Perler répond que les tests réalisés, notamment du côté du Boulevard du Pont-d’Arve et celui de la Tour, ont montré que cela ne serait pas le cas, au contraire. « Quand on roule lentement et que les feux sont régulés plus finement, on roule de manière continue. »

Affichette de 2017

«Le Conseil administratif veut diminuer le niveau sonore généré par la circulation, explique au Courrier le 22 novembre 2020 Cora Beausoleil, porte-parole du Département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité, dirigé par la Verte Frédérique Perler.  » Une baisse de 3 décibels est escomptée, ce qui constitue une diminution de moitié de la perception du bruit. Il s’agit d’une différence réelle pour les habitants.»

La porte-parole relève que le nombre de routes concernées n’est pas énorme. «Il ne s’agit que d’environ un cinquième du réseau routier de la ville. La plupart des rues sont en effet déjà limitées à 30 km/h ou à 20 km/h. Les routes visées sont cependant celles qui génèrent le plus de nuisances

Sans surprise Le Touring Club Suisse, «ne soutient pas la démarche». «Le TCS est opposé au niveau national à la généralisation du 30 km/h en milieu urbain » , affirme au Courrier  Yves Gerber, directeur de la section genevoise.

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Sources : le site de la Ville de Genève, le Courrier du 23 novembre 2020 et le site de la RTS

Mise à jour 4 février 2021

Une stratégie cantonale en matière de réglementation de la vitesse

Parallèlement à la présentation de sa feuille de route le 4 février 2021, le Département genevois des infrastructures s’apprête à lancer prochainement une consultation sur le thème de la réglementation de la vitesse de circulation, en lien avec l’objectif de lutte contre le bruit routier. La stratégie qui sera mise en consultation s’appuie sur le constat que plus de 110’000 habitant-e-s subissent durant la nuit des nuisances sonores dépassant les normes admises, ainsi que sur les objectifs de la LMCE (loi pour une mobilité cohérente et équilibrée) .

Source : Département genevois des infrastructures

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Les communes se liguent contre la ceinture urbaine

La Tribune de Genève du 7 avril 2021 nous informe que, les mairies des Villes de Genève et Vernier ainsi que celles de Lancy, Carouge et Chêne-Bougeries – craignant nuisance et pollution – font front commun contre l’État (…)

Cette moyenne ceinture, ou ceinture urbaine, découle du compromis sur la mobilité de 2016 où elle constituait la principale concession de la gauche. Ce tracé, qui entoure le cœur de l’agglomération notamment par l’axe du pont Butin et le pourtour de la rade, doit prendre en charge la circulation et permettre d’apaiser les quartiers qu’elle entoure. Mais les cinq Exécutifs municipaux – tous à majorité rose-verte et avec une mainmise écologiste sur l’urbanisme – redoutent une avalanche de nuisances (…).

Lutte contre le bruit

Les communes demandent aussi de requalifier ces artères avec une «large place» à la végétation, actuelle et renforcée, ainsi qu’aux transports publics et à la mobilité douce. En outre, elles réclament une limitation de vitesse à 30 km/h sur les axes situés en Ville de Genève. Ce

plafonnement est aussi requis sur les axes cantonaux (tout le parcours du Bouchet au Val d’Arve) si le bruit excède les normes, ce qui est le cas sur une bonne partie du tracé (…).

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